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LA NUTRITION APPLIQUEE

L'existence d'un lien entre certaines pathologies et notre mode alimentaire n'est plus à démontrer.

L'alimentation s'accompagne trop souvent d'excès de graisses saturées et de sucres rapides presque toujours associés à une insuffisance d'acides gras poly-insaturés, de vitamines, de minéraux et de sucres lents et de plus en plus fréquemment à des apports protéiques insuffisants.

La nutrithérapie se propose de corriger ces déséquilibres par des apports :

  • en micro nutriments, vitamines et minéraux
  • en protéines : les acides aminés qui les constituent ayant un rôle biologique important, notamment dans :
    • l'élaboration de la charpente de l'organisme (collagène, élastine, actine, myosine)
    • le transport des composants biologiques (albumine, transférine)
    • la communication cellulaire (neuromédiateurs, hormones)

L'apport quotidien indispensable est, quantitativement de 0,8 g à 1 g de protéines (de bonne qualité biologique et facilement assimilables) par kilo de poids corporel idéal, et correspond à 15 % de la ration calorique totale (versus 55 % pour les glucides et 30 % pour les lipides).

De nombreuses situations pathologiques (très diverses) peuvent se rencontrer où cet apport en protéines est quantitativement et/ou qualitativement déficitaire.

Ce sera précisément au cours de ces situations que l'on pourra proposer un apport supplémentaire en protéines (1 g à 1,5 g par kilo de poids corporel idéal) de bonne qualité biologique, réalisant de ce fait une véritable nutrithérapie :

• Pour assurer les défenses immunitaires :

  • d'une part dans tous les cas d'infection chronique, il semble qu'un peptide soit nécessaire dans le mécanisme de régulation de la prolifération lymphocytaire.
  • d'autre part l'apport de protéines dans les phénomènes infectieux permet d'éviter que ne s'installe un cercle vicieux où l'infection "s'auto entretient" en favorisant les troubles digestifs, la malabsorption, et de ce fait la faiblesse immunitaire.

• Pour assurer la régulation endocrinienne :

On sait que de nombreux organes sont sous la dépendance de cette régulation hormonale, parmi lesquels les gonades, la thyroïde, les surrénales et le pancréas, et que ces mécanismes régulateurs sont assurés par les hormones peptidiques de l'axe hypothalamo-hypophysaire.

LA PLACE DES PROTÉINES DANS LE DOMAINE DE LA NUTRITION ET DE LA PATHOLOGIE GÉNÉRALE (NUTRITHÉRAPIE).

LES PROTÉINES SONT INDISPENSABLES :

  • Dans les défenses immunitaires
  • Dans la régulation endocrinienne
  • Dans certains troubles du comportement
  • Dans le maintien de la masse musculaire
  • Dans la prévention des risques cardio-vasculaires.
  • Dans les processus de réparations tissulaires.

• Dans certains troubles du comportement :

Certains acides aminés, dits essentiels (car l'organisme ne sait pas les fabriquer), jouent un rôle primordial dans la synthèse des neurotransmetteurs cérébraux. C'est, entre autres, le cas :
  • de la phénylalanine et de la tyrosine qui sont les précurseurs de la dopamine
  • du tryptophane, précurseur de la sérotonine : il est par exemple intéressant de noter qu'un petit-déjeuner riche en protéines animales (lait, oeufs) peut contribuer à corriger une baisse du tryptophane, et ainsi, à améliorer les troubles du sommeil, de l'humeur, et de l'appétit.

• Au niveau de l'activité musculaire :

L'apport protéique est bien sur indispensable au maintien de la masse musculaire des sportifs (1,5 g par kg de poids chez un coureur cycliste jusqu'à 3 g chez un haltérophile), avec une mention particulière, chez les sportifs pratiquant un sport d'endurance, pour les acides aminés aromatiques : tyrosine, valine, phénylalanine, leucine, isoleucine.

• En prévention du risque cardio-vasculaire :

On peut avoir une incidence sur ce risque et le diminuer en supplémentant en protéines d'origine végétale, avec la correction d'une carence en Arginine, et en diminuant la caséine d'origine lactée.

• Dans la vie de tous les jours, en dehors de toute situation pathologique :

Les protéines sont malheureusement facilement "shuntées" de l'alimentation quotidienne :

  • Parce qu'elles sont très satiétogènes, ce qui n'est pas le cas avec les glucides ("le sucre appelle le sucre"), ou les lipides ("le gras appelle le gras").
  • Chez les personnes âgées, dont l'état dentaire souvent précaire ne favorise pas la consommation de viande ou de poisson, alors même que les capacités d'assimilations sont diminuées et que les besoins liés aux nécessaires réparations (infections, arthrose, ostéoporose, chirurgie..., sont augmentés.
  • Du fait du rythme de la vie moderne, incitant souvent à "sauter" le repas du midi, ou au mieux, à manger une salade "vite fait" (qui n'apportera le plus souvent quasiment aucune protéine) ou un autre aliment rapide et facile à consommer type "junk food".

Autant de situations banales qui montrent l'extrême importance d'un apport protéiné correct, mais aussi l'extrême fréquence d'une carence ou d'un déséquilibre à ce niveau, pouvant avoir pour conséquence non seulement des désordres métaboliques, mais aussi une diminution de la masse maigre avec prise de poids paradoxale (diminution de la dépense énergétique de repos).

C'est pourquoi il est indispensable d'évoquer l'intérêt des protéines dans le contrôle pondéral, notamment par le biais des régimes d'épargne protidique.